Cas client · Chirurgie · Hospices Civils de Lyon

Former les internes à la fixation sacro-spinale, sans attendre qu'un cas se présente au bloc.

Le Pr Gery Lamblin, chirurgien gynécologue aux Hospices Civils de Lyon, voulait que ses internes puissent comprendre, répéter et maîtriser ce geste avant de le pratiquer sur une patiente. Avec l'Université Claude Bernard Lyon 1, qui a financé le projet, nous avons construit ce simulateur en moins de trois mois, puis nous l'avons évalué dans une étude publiée.

Bassin modélisé en réalité virtuelle, couches de tissus visibles
Vue opérateur en réalité virtuelle : l'instrument de fixation dans le bassin modélisé
Vue opérateur en réalité virtuelle : le bassin modélisé à découvert sous le champ opératoire, l'instrument en place
Publiédans une revue internationale

Le projet en un coup d'œil

Fiche projet
  • Public forméInternes en gynécologie et chirurgiens confirmés
  • PartenairesUniversité Claude Bernard Lyon 1 et Hospices Civils de Lyon
  • Durée du projetMoins de 3 mois de production, de décembre 2022 à mars 2023
  • ProcédureIntervention complète, en trois modes : tutoriel, guidé, évaluation
  • ValidationÉtude pilote sur 20 participants, publiée en 2025
  • LangueFrançais
  • Matériel et pilotageMeta Quest 2, diffusé par l'université avec UniVR Home
  • Projet équivalent30 à 50 k€ HT, hors matériel →
Le besoin

Pour apprendre ce geste, il fallait observer de nombreuses interventions, attendre le bon cas, puis espérer le pratiquer un jour.

La fixation sacro-spinale traite le prolapsus génital. Pour s'y familiariser, un interne assiste à de nombreuses interventions, en simple observateur, pour comprendre le déroulé et repérer les zones à risque.

Le geste se fait en grande partie à l'aveugle, au contact de structures fragiles. Quand l'occasion de pratiquer tarde, la théorie s'oublie avant d'arriver au bloc.

Simulation en réalité virtuelle : les instruments en place sous le champ opératoire, en mode guidé
Un bloc toujours ouvert.S'entraîner sans patiente ni sujet anatomique, autant de fois qu'il le faut.
Nos choix de conception

Trois décisions qui ont fait le projet

Un même simulateur devait accompagner un interne qui découvre le geste et un chirurgien qui se perfectionne, et produire des données assez fiables pour une étude. Chaque arbitrage a été pris avec le Pr Lamblin.

Une interne casquée s'entraîne au geste en réalité virtuelle, un chirurgien assis à ses côtés

Le geste du professeur comme référence

Dilemme
dire à un interne que sa position est la bonne, sans expert à côté de lui
Choix
enregistrer le geste du Pr Lamblin et en faire la référence de positionnement
Effet
chaque essai est comparé à la trajectoire de l'expert, même en son absence
Table d'instruments de la simulation en réalité virtuelle : chaque instrument se saisit à la main, repéré par un cercle

Découvrir, être guidé, puis s'évaluer

Dilemme
un interne qui découvre l'intervention, un chirurgien confirmé qui veut se perfectionner
Choix
trois modes : tutoriel, guidé avec sa position en temps réel, évaluation en pratique libre
Effet
un seul outil, de la première découverte au perfectionnement
Écran de résultat de la simulation : l'écart de position de l'index et de l'instrument, et une note en étoiles

Rendre visible ce que la main ne voit pas

Dilemme
un geste réalisé en grande partie à l'aveugle, près de structures à risque
Choix
des couches de tissus qu'on retire, un utérus paramétrable, la zone de danger matérialisée
Effet
l'interne comprend ce que fait sa main avant de devoir le sentir

La procédure, en vidéo

Dans les coulisses

D'une démonstration à une publication scientifique

En janvier 2022, le Pr Lamblin vient essayer chez nous notre simulateur Stryker. Deux mois plus tard, nous remettons à l'Université Lyon 1 un premier scénario en six étapes, chiffré et planifié : de quoi défendre le financement. Il faudra un peu moins d'un an pour le réunir.

Une fois le cahier des charges validé, la production va vite : première version en janvier 2023, livraison en mars, moins de trois mois après la commande. Nous y avons enregistré le geste du Pr Lamblin, qui sert depuis de référence à chaque apprenant.

En octobre 2023, nous présentons le projet avec l'université à l'EdTech Day de Lyon. L'idée d'en faire remonter les données y est évoquée. Un mois plus tard, l'application mesure la durée de l'intervention, la précision de l'angle et la distance au point optimal, et le pôle innovation de l'université mène l'étude pilote aux Journées Daniel Dargent, le congrès national de chirurgie gynécologique. L'équipe UniVR rédige la partie technique de l'article, et Adrian Léonide en est co-auteur.

Le champ opératoire en réalité virtuelle, vu par l'apprenant : le bassin modélisé à découvert, la main au premier plan
  1. RencontreMise en relation par l'Université de Lyon
  2. Démo StrykerLe Pr Lamblin essaie notre simulateur
  3. FinancementL'Université Lyon 1 lance la commande
  4. Cahier des chargesValidé par le Pr Lamblin
  5. Première versionLe geste de référence enregistré
  6. LivraisonTrois modes : tutoriel, guidé, évaluation
  7. EdTech DayCo-présentation avec l'université
  8. Étude pilote20 participants, aux Journées Daniel Dargent
  9. PublicationArticle accepté par l'International Urogynecology Journal
Présentation du projet sur la scène de l'EdTech Day de Lyon, la diapositive « Phase 3 Développement » à l'écran
EdTech Day, Lyon, octobre 2023
La publication2025

Publié dans l'International Urogynecology Journal

« Assessing the use of a training model using immersive virtual reality for sacrospinous fixation surgery: a pilot study ». Guirand M, Tréhard M, Côte A, Moret S, Leonide A, Lamblin G. Vol. 36, p. 125-133. Lire l'article

Ce que ça a changé

Testé sur 20 chirurgiens, mesuré, publié

10 internes et 10 chirurgiens seniors. Les résultats de l'étude pilote, tels que publiés.

90 %de satisfaction, chez les internes comme chez les chirurgiens confirmés
3,4/4pour le réalisme de la simulation
2,6 mmd'écart à la cible chez les chirurgiens expérimentés, 4,8 mm chez les internes
3,0/4de confort déclaré après l'entraînement, contre 2,3 avant
En toute transparenceUne étude pilote sur 20 participants : en dehors de la satisfaction, les écarts entre groupes ne sont pas statistiquement significatifs.
La feuille de route était claire, UniVR a mis ses meilleures compétences humaines et techniques pour permettre la concrétisation et la réussite de ce projet.
Le Pr Gery LamblinPr Gery LamblinChirurgie gynécologique, Hospices Civils de Lyon
Qualités citées par le Pr Lamblin
  • Expertise
  • Créativité
  • À l'écoute
  • Fiabilité
  • Sérieux
  • Réactivité
Lire l'avis complet

« Nous avons fait un projet sur le développement d'un nouvel outil de chirurgie gynécologique en VR. Il s'agissait d'un partenariat entre un projet clinique de recherche, l'iCap de l'Université Lyon 1 et UniVR. L'équipe UniVR a tout de suite compris mon projet et a été d'emblée très enthousiaste et motivée. La feuille de route était claire, UniVR a mis ses meilleures compétences humaines et techniques pour permettre la concrétisation et la réussite de ce projet. J'ai également apprécié la recherche de la perfection en VR et l'envie de toute l'équipe de répondre aux satisfactions de leur client. C'est un très bel exemple de partenariat réussi ! Bravo et merci UniVR. »

Déploiement

Livré, diffusé, mesuré

  • Application diffusée par l'université sur casques Meta Quest 2, avec UniVR Home
  • Mise à jour en novembre 2023 pour faire remonter les données de l'étude, export remis aux chercheurs
  • Présentée à l'EdTech Day et aux Journées Daniel Dargent en 2023
  • Toujours utilisée aujourd'hui pour former les internes
  • L'Université Lyon 1, premier établissement de notre programme UniVRSity
Ce qui a fait le budget

Les postes qui pèsent sur un projet de ce type

  • Bassin modélisé en couches de tissus, utérus paramétrable●●●
  • Geste de référence enregistré, écart mesuré au millimètre●●○
  • Trois modes : tutoriel, guidé, évaluation●●○
  • Remontée des données pour la recherche●○○

Un projet équivalent se situe entre 30 et 50 k€ HT, hors matériel. Voir le guide des prix

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Questions fréquentes

Un simulateur VR peut-il servir de support à une étude clinique ?

Oui. Pour ce projet, le mode évaluation mesurait la durée de l'intervention, la précision de l'angle et la distance au point optimal. Ces données ont permis au pôle innovation de l'Université Lyon 1 de mener une étude pilote auprès de 20 participants, publiée en 2025 dans l'International Urogynecology Journal.

Combien de temps faut-il pour développer un simulateur chirurgical en VR ?

Ici, moins de trois mois entre la commande, en décembre 2022, et la livraison, en mars 2023, une fois le cahier des charges validé. En amont, il a fallu près d'un an pour réunir le financement : nous avons fourni à l'université un scénario chiffré pour l'appuyer.

Le même simulateur peut-il former des internes et des chirurgiens confirmés ?

Oui, grâce à trois modes : un tutoriel, un mode guidé qui affiche sa position en temps réel, et un mode évaluation en pratique libre. Dans l'étude, la satisfaction a atteint 90 % dans les deux groupes.

Quelle précision peut-on mesurer dans une simulation chirurgicale en VR ?

L'écart entre l'instrument et sa cible se mesure au millimètre : 2,6 mm en moyenne chez les chirurgiens expérimentés, 4,8 mm chez les internes, par rapport au geste de référence enregistré sur le Pr Lamblin.

Combien coûte un simulateur chirurgical en réalité virtuelle ?

Pour un simulateur centré sur une procédure, comme celui-ci, comptez entre 30 et 50 k€ HT, hors matériel. Un projet plus complexe, avec retours haptiques et session multi-utilisateurs comme celui de Stryker, se situe entre 60 et 95 k€ HT. Le prix dépend surtout de la modélisation anatomique, du nombre de modes et de la collecte de données. Voir notre guide des prix